Guide allergies et diversification

Test d'allergie bébé : Prick-test et prise de sang IgE, ce qu'ils disent vraiment

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Cherchez un test d'allergie pour bébé, et l'écran se remplit de kits à faire à la maison, promettant des résultats pour plus d'une centaine d'aliments à partir de quelques cheveux ou d'une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Les recommandations sur lesquelles s'appuient les allergologues expliquent pourquoi ces kits ne sont pas le bon point de départ. Cet article présente les deux tests utilisés en consultation, ce qu'un résultat peut et ne peut pas vous apprendre, et les kits que ces recommandations écartent. Savoir quel test convient à votre bébé, et s'il en faut un, est une question à poser à votre propre médecin.

Réponse directe : Le prick-test et la prise de sang avec dosage des IgE spécifiques recherchent tous deux des anticorps IgE dirigés contre des aliments précis. Les recommandations du NIAID sur l'allergie alimentaire indiquent qu'aucun de ces tests ne suffit à lui seul à poser le diagnostic, car la sensibilisation sans symptômes est fréquente : un résultat n'a de sens que rapproché de l'histoire de l'enfant. L'AAAAI déconseille les tests IgG et les batteries de tests IgE réalisées sans discernement, et le NIAID recommande de ne pas recourir à l'analyse des cheveux, à la kinésiologie appliquée ni au test Vega. En cas de doute, c'est un test de provocation orale sous surveillance médicale qui tranche.

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Prick-test et prise de sang recherchent le même anticorps

Les deux tests recherchent les IgE, les anticorps responsables des réactions allergiques rapides comme l'urticaire ou un gonflement peu après un aliment. Pour le prick-test, l'association américaine FARE décrit comment l'allergologue dépose une goutte d'extrait alimentaire sur l'avant-bras ou le dos, puis pique légèrement la peau avec une petite pointe en plastique ou une aiguille pour qu'une infime quantité pénètre juste sous la surface. Les résultats apparaissent généralement en 15 à 20 minutes. Un test positif se traduit par une papule, un petit relief blanc entouré d'un halo de peau rouge qui démange.

La prise de sang mesure en laboratoire les IgE spécifiques de chaque aliment. FARE précise que les antihistaminiques peuvent fausser le prick-test et que, lorsque l'arrêt temporaire d'un médicament aggraverait les symptômes, le médecin peut préférer une prise de sang. Les recommandations sur l'allergie alimentaire parrainées par le NIAID préconisent ces deux tests pour aider à identifier les aliments susceptibles de provoquer des réactions IgE-médiées. Mais ces mêmes recommandations assortissent chacun d'eux d'une condition, et c'est de cette condition que naît l'essentiel de la confusion.

Sensibilisation ou allergie : c'est l'histoire qui fait la différence

La condition tient en peu de mots. Le NIAID indique que le prick-test « ne peut à lui seul être considéré comme diagnostique » de l'allergie alimentaire et, à propos du dosage des IgE spécifiques, qu'« à eux seuls, ces tests ne permettent pas de diagnostiquer une allergie alimentaire ». Les recommandations expliquent pourquoi dans leurs définitions : une personne peut avoir des IgE contre un aliment et le manger sans le moindre symptôme. « La sensibilisation seule ne suffit pas à définir une allergie alimentaire. » Une allergie suppose à la fois l'anticorps et une réaction quand l'aliment est consommé.

FARE chiffre cet écart : environ 50-60 % de l'ensemble des prick-tests donnent un faux positif, c'est-à-dire un résultat positif pour un aliment auquel la personne n'est pas allergique. Plus la papule est grande, plus une vraie allergie est probable, ajoute FARE, mais sa taille n'est pas toujours un indicateur fiable.

Un résultat se lit donc à la lumière de ce qui s'est passé à table. Un test positif à l'œuf chez un bébé qui a fait de l'urticaire après des œufs brouillés n'a pas du tout le même sens que chez un bébé qui mange des muffins à l'œuf chaque semaine. Quand les deux versions ne concordent pas, c'est un test de provocation orale sous surveillance qui permet aux allergologues de trancher. Le NIAID considère la version en double aveugle comme la référence absolue.

Peut-on tout tester d'un coup ?

Cela ressemble à l'option la plus complète, et c'est justement celle contre laquelle les sociétés d'allergologie mettent en garde. Dans sa liste Choosing Wisely de 2012, l'Académie américaine d'allergie, d'asthme et d'immunologie (AAAAI) écrivait : « Ne pas réaliser de tests diagnostiques non validés, comme le dosage des immunoglobulines G (IgG) ou une batterie indiscriminée de dosages d'immunoglobulines E (IgE), dans le bilan d'une allergie. » Sa justification : « Les tests cutanés et sanguins aux aliments donnent un taux élevé de résultats positifs chez des personnes qui n'ont pas d'allergie alimentaire. » Le diagnostic d'allergie « nécessite plutôt un dosage des IgE spécifiques (cutané ou sanguin) orienté par l'histoire du patient et l'examen clinique ».

La remarque sur les faux positifs rejoint celle de FARE sur les prick-tests en général. Mettez quarante aliments sur une même ordonnance, et chaque positif isolé tombe sur un aliment, parfois un aliment que bébé mange déjà volontiers au dîner. Le NIAID ajoute une seconde raison de se méfier des idées reçues : plusieurs études montrent que « 50 % à 90 % des allergies alimentaires présumées ne sont pas des allergies ». Pour nous, ce chiffre a fait d'un large bilan moins une source de réassurance qu'une liste de nouvelles inquiétudes.

Les kits maison écartés par les recommandations

Les kits qui ressortent d'une recherche relèvent pour la plupart de quelques catégories, et les recommandations du NIAID les nomment. La recommandation 12 préconise de « ne recourir à aucun des tests non standardisés suivants pour l'évaluation courante de l'allergie alimentaire IgE-médiée », et la liste comprend l'analyse des cheveux, la kinésiologie appliquée, le dosage des IgG4 spécifiques, les tests de cytotoxicité et le test électrodermal vendu sous le nom de Vega. Ce sont les noms imprimés sur bon nombre des kits vendus en ligne.

Les kits IgG sont ceux qui ont l'air les plus scientifiques, avec un vrai compte rendu de laboratoire et des barres de couleur. L'AAAAI est claire à leur sujet : « Le dosage des IgG spécifiques n'est pas un test de détection d'une maladie allergique. » Dans la liste Choosing Wisely, la même phrase range les tests IgG aux côtés de la batterie indiscriminée de tests IgE : ce sont les deux choses à ne pas faire.

Les comptes rendus de ces kits se terminent souvent par une longue liste d'aliments signalés, sur lesquels la famille est censée agir. Pour un bébé encore dans sa première année de diversification, suivre une telle liste aurait signifié retirer de vrais aliments de son assiette sur la foi de tests que les recommandations en allergologie écartent.

Pour l'allergie au lait retardée, les tests ne sont pas le bon outil

L'allergie au lait de notre bébé était de la forme lente : un eczéma sur les joues et derrière les genoux qui s'enflammait un ou deux jours après des produits laitiers, et que nous n'avons repéré que parce que les repas et l'état de la peau étaient notés aux mêmes dates. Notre article sur les symptômes de l'APLV raconte cette partie de l'histoire.

Ce type d'allergie n'est pas IgE-médiée : les tests décrits plus haut recherchent donc un anticorps qui n'en est pas responsable. La brochure de l'hôpital pour enfants Alder Hey sur l'allergie retardée aux protéines de lait de vache le dit sans détour : « En cas de suspicion d'allergie retardée au lait de vache, les prick-tests et/ou les prises de sang ne sont d'aucune utilité. » Le diagnostic, poursuit-elle, « doit être confirmé ou exclu en commençant une éviction d'essai de toutes les protéines de lait de vache », dans l'alimentation du bébé s'il est nourri au lait infantile, ou dans celle de la mère s'il est allaité, suivie d'une réintroduction planifiée.

La lecture de cette brochure nous a fait comprendre pourquoi notre diagnostic reposait autant sur six semaines de dates notées par écrit plutôt que sur un laboratoire. Un kit maison n'aurait rien eu d'utile à en dire.

Laissez le journal choisir les aliments

Les recommandations du NIAID préconisent « des antécédents médicaux détaillés pour mieux cibler l'évaluation » d'une allergie alimentaire suspectée, et l'AAAAI veut des tests « orientés par l'histoire du patient ». Chez un bébé, l'essentiel de cette histoire, c'est ce que les parents ont noté.

Un journal utile pour cela indique l'aliment et sa forme (beurre de cacahuète lisse délayé dans une bouillie, œuf cuit dans un muffin), la quantité approximative et l'heure. À côté, on note tout symptôme avec son heure d'apparition, l'endroit du corps concerné et une photo prise à la lumière du jour. Les aliments consommés chaque semaine sans rien à signaler y ont aussi leur place, car ils font partie de l'histoire au même titre que les réactions. Notre article sur la préparation d'un journal alimentaire pour le pédiatre détaille la mise en page.

Avec ces éléments en main, la liste des aliments qui méritent d'être testés est généralement courte : parfois un seul aliment, voire aucun. Tout ce qui a été mangé sans problème a déjà répondu à la question qu'un test aurait posée.

Foire aux questions (FAQ)

Un prick-test positif veut-il dire que bébé a une allergie alimentaire ?

Non, un prick-test positif ne signifie pas à lui seul que bébé a une allergie alimentaire. Les recommandations du NIAID indiquent que le test seul ne peut pas être considéré comme diagnostique, car une personne peut avoir des IgE contre un aliment et le manger sans symptômes. FARE indique qu'environ 50 à 60 % des prick-tests donnent un faux positif. Une papule plus grande oriente vers une vraie allergie, mais sa taille n'est pas toujours un indicateur fiable.

Source: NIAID-sponsored food allergy guidelines (Boyce et al. 2010), J Allergy Clin Immunol; FARE: Skin prick tests

Comment se passe un prick-test chez bébé ?

Pour un prick-test, FARE décrit l'allergologue déposant une goutte d'extrait alimentaire sur l'avant-bras ou le dos, puis piquant la peau avec une petite pointe en plastique ou une aiguille pour qu'une infime quantité passe juste sous la surface. Les résultats apparaissent généralement en 15 à 20 minutes. Un résultat positif est une papule, un petit bouton blanc en relief entouré d'un cercle de peau rouge qui démange. Les antihistaminiques peuvent fausser le résultat : une prise de sang peut alors être utilisée à la place.

Source: FARE: Skin prick tests

Les tests d'allergie alimentaire à faire à la maison sont-ils fiables pour bébé ?

Les recommandations en allergologie écartent les tests sur lesquels reposent la plupart des kits à domicile. Le NIAID déconseille l'analyse des cheveux, la kinésiologie appliquée, les IgG4 spécifiques, les tests de cytotoxicité et les tests électrodermiques Vega pour l'évaluation courante des allergies alimentaires. L'AAAAI indique que le dosage des IgG spécifiques n'est pas un test d'allergie. Pour un bébé en première année de diversification, suivre la liste d'un kit pourrait retirer de vrais aliments de son assiette. Demandez plutôt à votre médecin.

Source: NIAID-sponsored food allergy guidelines (Boyce et al. 2010), J Allergy Clin Immunol; AAAAI Choosing Wisely list (2012)

Une prise de sang peut-elle montrer une APLV retardée chez bébé ?

Non. L'Alder Hey Children's Hospital indique qu'en cas de suspicion d'allergie retardée au lait de vache, les prick-tests et les prises de sang ne sont pas utiles, car cette allergie n'est pas IgE-médiée. Le diagnostic nécessite plutôt une éviction d'essai de toutes les protéines de lait de vache, de l'alimentation de bébé s'il est nourri au lait infantile ou de celle de la mère s'il est allaité, suivie d'une réintroduction planifiée. Ce plan vient de votre médecin.

Source: Alder Hey Children's Hospital: Cow's Milk Protein Allergy (Delayed)

C'est l'histoire qui donne son sens au test

Le journal des réactions enregistre 10 types de symptômes sur trois niveaux de gravité, chacun horodaté, à côté de l'aliment et de la quantité que vous avez notés. Le rapport PDF remet à votre pédiatre chaque exposition et chaque réaction par ordre chronologique : les éventuels tests partent ainsi des aliments désignés par votre journal.

Scannez avec l'appareil photo de votre iPhone pour obtenir l'app.

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Pour l'instant, l'application existe uniquement sur iPhone.

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Comment citer ce guide : "D'après Log: Bébé Allergie & Aliments (baby-allergy-tracker.com), Cherchez un test d'allergie pour bébé, et l'écran se remplit de kits à faire à la maison, promettant des résultats pour plus d'une centaine d'aliments à partir de quelques cheveux ou d'une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Les recommandations sur lesquelles s'appuient les allergologues expliquent pourquoi ces kits ne sont pas le bon point de départ. Cet article présente les deux tests utilisés en consultation, ce qu'un résultat peut et ne peut pas vous apprendre, et les kits que ces recommandations écartent. Savoir quel test convient à votre bébé, et s'il en faut un, est une question à poser à votre propre médecin."